Informations Saison 2011 2012

Informations Saison 2011 2012
Précisions sur les stages

COMPAGNIE : Recherche artistique

Le corps poète:
Le mouvement qui sert de tremplin à l’expression témoigne que le danseur est poète.

Tout en étant abstraite, sa danse raconte l’instant vivant qui le réunit aux autres et à lui même.
Il s’affirme par le geste, posé, signé, répété, étrange, simple et parlant.
Il affirme sa présence solitaire, sa morphologie singulière.
Les danses sortent de l’immobilité comme des voix du silence.
Elles vont à la rencontre d’une musique ou d’un son qui les font voyager. La musique ou le son s’en trouvent nouveaux, éclairés par une image insolite.


La danse:
La Danse Contemporaine n’est pas une technique de plus destinée au corps.
Elle ne reproduit pas des images connues que le spectateur reconnaîtra.
Elle est une expérience artistique poétique personnelle d’un corps en représentation d’une image encore inconnue. Une expression de soi vers l’extérieur dont l’affranchissement est, la rencontre entre les danseurs et avec un public.
Le travail du corps y est : Ecologique, intuitif, énergétique, au présent, conscient.
Parce que les barrages se posent en défense de toutes les agressions accumulées, le corps se raidit ; il enfouit dans l’oubli le rayonnement de l’enfance ; il réduit l’éventail des perceptions : moins voir, moins entendre, moins aimer ; il joue de son instrument à 40 %.
Comme on met la pierre d’une maison à nu, on cherche à retirer un peu plus à chaque danse ce qui retient l’élan du corps intuitif, le jeu plus fin d’une danse qui se passe de justification, la confiance en ses propres moyens d’expression et de création.

Photographie: Anne Meyer

 “La voie est libre“ Cie JV Merle Pièce chorégraphique pour 11 danseurs. Ecrire la danse à l’encre permanente, observer ce qui domine. Identifier ce qui nous retient, nous oblige, l’ombre de l’ancien, la fidélité au passé. Identifier ce que l’on retient. Une pensée nouvelle a t’elle déjà sufi à faire changer le cap ou le capitaine ? Une pensée ancienne agit. Embarrassée par un mobile qui m’encombre, je déchire la page, je glisse pour ne pas réveiller les mots habituels ; ce moment est doux. Pour rompre avec ce qui nous relie et défaire le geste de sa peau tannée, il manque le froid et l’acier coupant. Marqué par les sillons de l’empreinte du pouce gauche : un trajet unique dans la peau dure et usée, le geste détrempé se relève, tête haute, souffle retenu. Rien n’est prévu pour lui, pas d’accueil, pas de sourires. Surpris par le vent qui s’engouffre dans l’axe de la scène, le vide se retrouve sous les pieds du danseur. Mais le piège se referme doucement. Lancinant comme la répétition d’un mot clé, il défend le corps d’y aller, d’aller en avant. Casser la chanson, briser le rythme, poser la volonté, se taire pour faire un pas d’exception. Peut-on esquisser les contours de la naissance d’un désir ? L’espoir, cet élan qui ne va jamais au bout de son espérance, un élan coupé, un espace perdu, un désir d’être sans jamais parler du désespoir d’y renoncer. Se débarrasser du devoir sourd d’accomplir un autre choix que le sien et entendre ces élans comme des chants souverains. “Se donner à ce qui sera malgré la résistance de ce qui est“ écrivait Victor Hugo. Se défaire de paroles et de postures soumises à des lois étrangères, qui font de nous des marionnettes. Une scène d’obstacles que les danseurs vont aimer à la mesure qu’ils les renforcent et les équilibrent. Puis, quand la voie se libère, la pantomime gesticulatoire qui trouvait sa force dans l’opposition, trace avec le vide des interrogations : Que faire dans cet espace aéré ? Quels gestes, quels mots quand la lutte n’est plus nécessaire ? C’est ici, quand la valse réconfortante des convenances a cessé, au beau milieu du silence, que les danseurs retirent leurs chaussures : Sentant leurs pieds sur le sol et la présence des autres à travers lui. Valérie Merle. Interprètes : Marie-Hélène Bernard, Hélène Loret, Anne Vilbert, Vincent Hodin, Patricia Fliniaux, Jérôme Merle, Valérie Merle, Thierry Neufville, Véronique Lambert, Sabine Stourbe, Philippe Denais, Leslie Poirée.

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Le corps poétique 2011

Le corps poétique 2011
Samedi 7 Mai 20h30 MJC Espace Europe Crépy en Valois Réservation: 0344396318

été 2010 Faragous: Les photos

Pina Bausch extraits

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Photographie: Laurent Vilbert